Les tests sur les animaux en cosmétique, en Europe
- Elodie

- 3 avr. 2018
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 avr. 2018
Quel est le point commun entre L'Occitane, MAC, Guerlain et Neutrogena ? Devinez.

Vous l'aurez compris, le point commun entre les marques citées plus haut est que certains de leurs produits, sinon tous, sont testés sur les animaux.
Mais, me direz-vous, il est interdit depuis 2009 de tester les ingrédients des produits cosmétiques, en Europe !
Petit retour sur les textes à ce sujet.
Le début
En Europe, il est interdit depuis 2004 de tester les produits finis sur les animaux, et depuis 2009 de tester les ingrédients individuellement. Il est également interdit depuis 2009 de vendre dans l'union européenne des ingrédients qui auraient été testés sur les animaux.
Le texte précise bien que tous "les effets sur la santé humaine sur lesquels portent les tests visant à évaluer l’innocuité des produits cosmétiques sont concernés par cette interdiction de mise sur le marché, à l’exception des effets les plus complexes (toxicité systémique à doses répétées, sensibilisation cutanée, cancérogénèse, toxicité pour la reproduction et toxicocinétique)".
Et, comme il faut bien préciser quelles sont ces exceptions, parce que c'est un peu flou, il est décidé d'en rediscuter en mars 2013.
Et c'est là que tout s'écroule (ou presque) :
"Les interdictions concernant l’expérimentation animale et la mise sur le marché prévues par la directive/le règlement sur les cosmétiques sont applicables, même lorsque des méthodes de substitution à l’expérimentation animale ne sont pas disponibles."
Jusque-là, tout va bien.
"[...] Dans d’autres actes législatifs, l’Union reconnaît qu’en l’absence de méthodes substitutives, il est encore nécessaire de recourir à l’expérimentation animale pour garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement; elle impose cependant des normes très élevées de bien-être animal et requiert que les essais sur les animaux soient, dans la mesure du possible, remplacés, réduits et affinés."
Outre la partie (un peu) hypocrite concernant le bien-être de l'animal, on notera que d'autres textes législatifs rendent légaux les tests sur les animaux pour les cosmétiques en l'absence de méthodes substitutives.
Quels textes ? Pourquoi tester ?
Echa, à travers le règlement Reach, a pour mission de protéger la santé humaine et l'environnement en testant et listant des substances chimiques qui pourraient être un risque. C'est un beau projet en lui-même qui vise à protéger le monde des produits chimiques les plus dangereux.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est que les substances chimiques testées pour Reach, qui sont contenues dans ces produits cosmétiques non cruelty-free, ne semblaient pas sûres pour la santé de l'Homme et l'environnement.
Elles ne semblaient pas sûres pour la santé de l'Homme et l'environnement.
Est-ce que vous voulez vraiment mettre sur votre peau ou vos cheveux, même si vous ne croyez pas au véganisme et au cruelty-free, quelque chose de suffisamment toxique pour qu'il soit jugé nécessaire de le tester ?
Quelles solutions ?
L'EPAA (European Partnership for Alternative Approaches to Animal Testing), lancé en 2005, travaille pour réduire les tests sur les animaux et pour trouver des alternatives.
L'ECVAM (European Centre for the Validation of Alternative Methods) cherche à trouver des méthodes alternatives aux tests sur les animaux.
Je vous invite à regarder les publications du premier sur le lien donné en bas de cette page.
La seule méthode à notre portée reste le boycott de ces marques qui testent sur les animaux. Comment les trouver ? Vous pouvez vous fier à la liste Peta. Vous pouvez également faire comme moi et fabriquer vous-même vos cosmétiques. C'est moins cher, simple, adapté à votre peau et valorisant !
Sources (consultées le 03/04/2018) :
Le texte de 2013 (Cosmetics regulation) : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?qid=1444229838104&uri=CELEX:52013DC0135
Le règlement de 2015 : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:co0013
À propos d'ECHA : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/fr/LSU/?uri=CELEX:32006R1907




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